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L'EGLISE DE POCE




























De son origine à nos jours, découvrons la vie de l’édifice…
 
Depuis deux siècles, les équipes municipales successives consacrent des sommes importantes à sa préservation et comme chacun a pu le constater, durant les dernières mandatures, les élus ont porté une attention toute particulière à sa rénovation, devenue nécessaire. Même si elle n’est pas classée au patrimoine des Monuments Historiques de France, l’église de Pocé fait néanmoins partie du patrimoine identitaire de la commune et il est du devoir des Maires de faire le nécessaire pour conserver ce bâtiment en bon état.
 
Au XIXème siècle, d’importants travaux de restauration et d’embellissement sont rendus indispensables, l’édifice est fragile du fait de sa situation près de la rivière. Le clocher, la couverture, sont entièrement remaniés. Puis le bâtiment ayant souffert de la grande inondation de 1856, il faut réparer les dégâts causés par l’humidité. Deux baies sont percées pour apporter plus de clarté. Le carrelage est repris dans son ensemble. Peu après 1861, la façade est refaite également.
En dépit de toutes ces interventions, l’église est à nouveau en mauvais état en 1924, selon un rapport de Bélard, architecte à Amboise. Il faut prévoir des rénovations au niveau de la toiture, de la façade dont le décor sculpté est très dégradé, du pied des murs très humides… Un comité « Mon Clocher » est créé pour assurer les réparations urgentes et recueillir des fonds auprès des pocéens. Tous ces travaux s’étaleront sur plusieurs années pour rendre au monument son lustre d’antan. Rebelote vers 1960 ; l’église présente de nouveaux des désordres de charpente, peut-être dus aux vibrations causées par une cloche de trop grande dimension ! En 1962-1963, on reconstruit le clocher, en chêne pour le tambour et en sapin du nord pour la flèche.
 
Après quelques décennies de répit, c’est en 1992 que de nouvelles tranches de travaux ont commencé. Le sol du chœur s’affaissait ; plus question d’en approcher et il fallait agir rapidement. Un an plus tard, les 4 anses de la cloche cédaient sous l’effet de la corrosion. S’en suivait donc la refonte de la cloche de 417 kg toujours à la fonderie Bollée près d’Orléans.
 
En 1997, les interventions à l’intérieur de l’édifice se sont poursuivies pour lui faire connaître un grand rajeunissement, avec l’assèchement des murs, la reprise des pierres de taille et de l’enduit, la rénovation de l’électricité, du chauffage, de la sonorisation. Coût de l’opération 1 019 588 Francs subventionnés par l’Etat à hauteur de 50 000 Francs et par la Région pour 75 000 Francs.
 
En 1999, la restauration du patrimoine en fonte est entreprise. Parmi les 47 éléments répertoriés, réalisés entre 1846 et 1859 par la fonderie Jean-Jacques Ducel de Pocé, on retient le chemin de croix,  le Christ en croix, la statue de St Eloi classés monuments historiques depuis le 11 mars 1997.
 
N’oublions pas le remplacement de l’horloge en 2001, automatisant le fonctionnement de la cloche !
 
Après toutes ces rénovations intérieures, il convenait de passer à la réfection extérieure de l’édifice. C’est ainsi qu’en 2007, le Conseil Municipal décida de faire refaire la toiture. Compte tenu du coût de l’opération, supérieur à 60 000 €, il a été décidé d’échelonner ces travaux sur trois exercices.
 
Pour terminer ce gros chantier, il fallut procéder à la restauration de la façade, devenue très dangereuse avec la chute de pierres du fronton. Cette opération fut confiée en 2011 et 2012 à une entreprise spécialisée dont le travail a donné une nouvelle jeunesse au monument. Coût total de ces travaux 83 435 €.
 
A tout cela il est bon d’ajouter la réparation d’un vitrail, l’installation d’un paratonnerre, la peinture bois du clocher. Montant total de la restauration extérieure de l’église 174 798 €  qui bénéficia d’une subvention de 11 283 € de la députée Claude Greff, prise sur sa réserve parlementaire.
 
Simultanément, a eu lieu la restauration des stalles et miséricordes du XVème siècle, situées dans le chœur et provenant de l’abbaye de Fontaines-les-Blanches. Le montant de cette réfection s’est élevé à 3 468,40 €, opération soutenue à hauteur de 90 % par le Conseil Général et la Direction Régionale des Affaires Culturelles.